Incendies : la forêt française brûle à un rythme préoccupant
Ce n'est plus une anecdote météo. Depuis le début de l'année et jusqu'à mi-juillet 2026, plusieurs dizaines de milliers d'hectares de forêts et de végétation ont brûlé en France, dans une saison des feux qualifiée de précoce. L'incendie du massif de Fontainebleau a provoqué la sidération : Emmanuel Macron s'est rendu sur place et a annoncé un guichet unique pour collecter des dons destinés à la reconstitution du massif.
Fontainebleau, c'est 25 000 hectares de chênes et de pins sylvestres — une essence couramment utilisée dans la filière palette. Ce n'est pas la première forêt de production du pays, mais la dynamique inquiète. Conjuguée aux épisodes de sécheresse à répétition, cette saison des feux précoce fragilise un capital forestier déjà sous stress sanitaire (scolytes, dépérissements). La fondation France Bois Forêt pour notre Patrimoine s'est également mobilisée, soulignant l'enjeu patrimonial mais aussi économique pour la filière.
À surveiller : si la saison des feux se prolonge en juillet-août sur d'autres massifs de production (Landes, Vosges, Massif central), les volumes de bois mobilisables à l'automne pourraient être affectés — pas immédiatement, mais avec un décalage de quelques trimestres sur les cours.
Ce que ça veut dire pour toi : Si tu as des besoins palettes importants prévisibles en Q4 2026 ou Q1 2027, anticipe tes volumes dès maintenant plutôt que d'attendre la rentrée — le sourcing 100 % France est plus exposé à ces aléas climatiques que les circuits d'importation.
Transport routier : les prix n'ont jamais été aussi hauts, le secteur reste fragile
Le baromètre Upply de juin 2026 est sans ambiguïté : les prix du transport routier en France n'ont jamais été aussi élevés. Les tarifs continuent de monter malgré un contexte de stagflation qui pèse sur la demande et fragilise les trésoreries des transporteurs.
Ce paradoxe s'explique en partie par la fragilité structurelle du secteur. Au deuxième trimestre 2026, 439 entreprises de transport routier ont fait l'objet d'une procédure collective, selon Altares — en baisse de 2 % sur un an, mais le TRM reste l'un des secteurs les plus touchés par les défaillances. Moins d'opérateurs en mesure de répondre aux appels d'offres, ça tire mécaniquement les prix vers le haut. Par ailleurs, une deuxième vague d'aides exceptionnelles aux transporteurs est ouverte : le portail de dépôt des demandes est accessible depuis le 21 juillet, ce qui témoigne de la pression persistante sur les marges du secteur.
En parallèle, une étude du CNR publiée cette semaine confirme que 70 % des transporteurs routiers intègrent désormais au moins une prestation logistique, le stockage longue durée étant la plus répandue. Le transporteur pur devient rare : cette mutation change aussi les rapports commerciaux.
Ce que ça veut dire pour toi : Le coût de livraison de tes palettes est au plus haut. Si tu as la possibilité de regrouper ou de lisser tes commandes sur des volumes plus importants et moins fréquents, c'est maintenant que l'arbitrage fait la différence sur ta facture transport.
En bref cette semaine
- Trafic conteneurs +13 % à Marseille-Fos au S1 2026 — La forte hausse du conteneurisé compense le recul des vracs ; signe d'une réorientation des flux internationaux vers la Méditerranée.
- Le conteneur recule au port d'Antwerp-Bruges au S1 2026 — Grèves et baisse des flux US/Golfe pèsent sur le premier port européen ; à surveiller pour les achats de palettes plastiques ou exotiques importées.
- Rachat des Transports Blanquart (59) par le groupe belge Magetra — Consolidation du transport dans le Nord-Pas-de-Calais ; moins d'opérateurs indépendants sur cette zone logistique clé.
- 69,4 % des transporteurs français proposent du stockage, selon le CNR — La frontière transporteur/logisticien s'efface ; potentiel de services combinés à explorer dans tes négociations.