Transport dans le Grand Est : un report recommandé, pas acté

Le calendrier de l’écocontribution poids lourds (ECPL) fait l’objet d’une demande de révision. Selon TRM24, le Conseil économique, social et environnemental régional a adopté, le 8 octobre, un avis préconisant un report au 1er janvier 2028. Il s’agit d’une recommandation du Ceser. Cet avis ne permet donc pas de considérer le report comme acquis dans vos budgets transport ou vos négociations de livraison.

La FNTR appelle par ailleurs à une mobilisation le 15 octobre contre le R-Pass en Alsace et l’ECPL dans le Grand Est. L’organisation demande la suspension de ces dispositifs. Cet appel ne suffit pas à annoncer des blocages ou des retards certains. En pratique, pour les approvisionnements sensibles transitant dans la région, demandez à votre fournisseur de palettes de confirmer le créneau prévu et les possibilités de reprogrammation. Identifiez aussi les réceptions dont un décalage compromettrait directement vos expéditions.

À l’échelle européenne, une autre évolution concerne les péages. D’après TRM24, le Parlement européen a approuvé le 7 octobre une révision de la directive Eurovignette prévoyant des réductions pouvant atteindre 75 % pour les camions à faibles émissions. Le texte doit encore être formellement adopté par le Conseil avant son entrée en vigueur. Aucune économie immédiate ne peut donc être inscrite sur cette seule base dans un prix de palettes livrées. Pour comparer vos offres, faites préciser le transport inclus, les suppléments éventuels et leurs conditions de révision.

Ce que cela change pour vous : Faites confirmer vos livraisons sensibles dans le Grand Est et demandez que toute surcharge soit expliquée et documentée. Gardez les évolutions réglementaires envisagées comme hypothèses de travail tant que leur application n’est pas confirmée.

Gosset automatise sa palettisation : le support mérite aussi son cahier des charges

Dans la Marne, Champagne Gosset a déployé une solution de palettisation collaborative Robotiq reposant sur un bras Universal Robots. Le dispositif prend en charge la manipulation des caisses en fin de ligne. Stratégies Logistique rapporte une réduction de la pénibilité pour les équipes. Les extraits disponibles ne donnent toutefois ni cadence ni retour sur investissement permettant de chiffrer un gain pour un autre atelier.

Pour un acheteur de palettes en agroalimentaire, ce cas invite à rapprocher le cahier des charges du fonctionnement réel de la ligne. Avant de consulter vos fournisseurs, faites préciser par la production et l’intégrateur les dimensions acceptées, les tolérances, l’état attendu du plateau et les défauts entraînant un refus. Ajoutez les exigences de propreté propres à votre activité. L’objectif est de disposer de critères vérifiables à réception, utilisables aussi bien par les achats que par les équipes de quai.

Si vous préparez une automatisation, prévoyez des essais avec des palettes représentatives des lots que vous comptez acheter. Faites valider les supports neufs ou reconditionnés envisagés dans les conditions réelles de manutention, avec vos caisses et vos plans de chargement. Consignez les écarts observés et convenez avec le fournisseur du traitement des palettes non conformes. Pour comparer les offres, associez au prix d’achat les coûts que vous mesurez effectivement dans votre atelier, comme le tri, les reprises manuelles ou les arrêts liés aux supports.

Ce que cela change pour vous : Faites valider la palette avec la ligne avant de contractualiser les approvisionnements. Un cahier des charges partagé avec votre fournisseur permet de discuter les écarts sur des critères précis.

En bref cette semaine

Ce que cela change pour vous : Vérifiez vos alternatives de transport et interrogez vos fournisseurs sur leurs disponibilités réelles en bois. Les informations fournies cette semaine ne permettent pas d’établir une tendance chiffrée des prix des palettes.